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Mercredi 28 septembre 2005

   LA SITUATION ECONOMIQUE APRES 100 JOURS

 

Dominique de VILLEPIN s'est donné 100 jours pour rétablir la confiance.

84 jours ont passé. La confiance n'est pas revenue. En témoignent les chiffres catastrophiques publiés vendredi dernier qui viennent confirmer une nouvelle fois que le gouvernement fait fausse route.

La consommation des ménages en baisse de 0,3% au deuxième trimestre, plus forte baisse depuis 1996 ; l'investissement des entreprises non financières en baisse trimestrielle de 1,2% ; la hausse des stocks des entreprises, comme la dégradation de la balance commerciale (-11,2 milliards d'euros pour le premier semestre) sont autant de signes qui ne trompent pas. Si l'on ajoute la baisse de l'emploi salarié au deuxième trimestre (-6000 emplois) et la flambée des prix du pétrole, on voit que le tableau est effrayant. Tout cela devrait aboutir à une croissance de 1,5% au lieu des 2,5% initialement annoncés.

Le gouvernement est condamné à échéance parce que la confiance ne se décrète pas. Il n'y a pas de confiance possible sans justice or la justice n'est pas au programme de ce gouvernement : sur la hausse du carburant, le gouvernement propose des mesurettes plutôt que de rétablir la TIPP flottante. Il organise le démantèlement du service public avec la suppression des liaisons ferroviaires. Il brade le patrimoine public en privatisant les autoroutes et l'énergie (GDF et bientôt EDF). En revanche, il prépare la réforme de l'ISF pour satisfaire sa clientèle. Il cède au MEDEF en mettant en place le désastreux Contrat Nouvel Embauche.

Les 100 jours de D. de VILLEPIN ne sont rien d'autre qu'une pathétique fuite en avant dont les Français sont les premières victimes.

Le Parti socialiste renouvelle ses propositions concrètes à mettre en œuvre dès la rentrée alternativement :

Abrogation du contrat nouvelle embauche ;

Rétablissement de la TIPP flottante sur le prix de l'essence ;

Hausse de l'allocation de rentrée scolaire et versement d'un complément aux montants déjà versés pour 2005 ;

Sommet social consacré à la relance de l'emploi et du pouvoir d'achat par une grande négociation salariale ;

Soutien à l'investissement par des mesures fiscales liées à des efforts productifs réels et à l'innovation ;

Engagement d'un plan à 10 ans sur les énergies renouvelables, les économies d'énergies et les transports collectifs et non polluants pour réduire la facture énergétique sur le long terme et faire face à la hausse durable du prix du pétrole.

Mise en place d'un prélèvement exceptionnel sur les entreprises du secteur qui réalisent de superprofits pour assurer la diversification de nos sources d'énergie.

 

Communiqué du Bureau national du PS du 23 août 2005

Par Stéphane SAINT-ANDRE
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Jeudi 20 octobre 2005

 

(Isabelle Mandraud, Le Monde, 18 octobre 2005)
Tels des généraux préparant la bataille, Laurent Fabius et François Hollande ont passé en revue leurs troupes avant de s'affronter face-à-face, pour la première fois, mardi 18 octobre à la Mutualité, devant les militants parisiens. Chacun, dans un style très différent, a sonné la mobilisation vendredi 14 et samedi 15 octobre, à trois semaines du vote des militants prévu avant le congrès du PS au Mans du 18 au 20 novembre.

 

Laurent Fabius avait choisi, vendredi, la formule d'un meeting classique, gymnase Japy, dans le 11e arrondissement de Paris, qui a réuni quelque supporters. Ambiance surchauffée 600, scène orange avec le poing et la rose, et un slogan : "rassembler à gauche".

 

 

 

Samedi matin, François Hollande a préféré une salle de spectacle, le Bataclan, pour réunir 300 correspondants régionaux et des responsables nationaux du parti, parmi lesquels Dominique Strauss-Kahn, Jack Lang, et Bertrand Delanoë. Tribune sobre sur fond noir, aucune affiche, échanges avec la salle : le genre réunion de travail a été privilégié. Un document de 30 pages est distribué. Il donne des "argumentaires" et compare les motions soumises au vote des militants.

Laurent Fabius, qui s'est fixé "un objectif tout simple, gagner le congrès», a laissé à son allié Jean-Luc Mélenchon le soin de porter les coups. Le sénateur de l'Essonne a dénoncé "le style littéraire Constitution européenne" de la motion Hollande et son programme : "Je lis : "la priorité est de porter à 60 % le niveau Bac +3", alors que nous ne sommes même pas arrivés à 65 % pour le bac tout court. La social-bobocratie devrait penser à tous les enfants du peuple, pas seulement aux siens." M. Fabius, lui, a insisté sur la nécessité d'un congrès "utile : Il n'existera pas d'autre occasion. C'est cette fois-ci ou jamais que les militants diront ce qu'ils pensent des retraites, des loyers, des services publics." "Soyez sereins, tranquilles, convaincants !», a-t-il lancé à ses partisans.

"On peut être sereins», a estimé comme en écho le lendemain matin, Daniel Vaillant à l'ouverture de la réunion de la majorité. La direction du PS ne doute pas de sa victoire, mais voudrait creuser l'écart. "Nous ne devons pas gagner à 52 % mais à 62 %», a prévenu le député européen Robert Navarro, responsable de la fédération de l'Hérault, en exhortant l'assistance à "retrouver de l'enthousiasme sur le terrain».

L'idée de M. Vaillant d'envoyer aux militants un "second texte", après la motion, "pour donner le sens du congrès" a été retenue. "Nous n'avons pas le droit de rater ce congrès pour la gauche et pour le pays, a approuvé François Hollande, en liant cette étape à celle des élections de 2007. Si nous ratons cette marche, alors le reste de l'escalier sera difficile à gravir."

Dans une ambiance très "Tout sauf Fabius", Dominique Strauss-Kahn s'en est pris à la proposition de l'ancien premier ministre de porter progressivement le Smic à 1 500 euros, "bien modeste et qui sera atteinte presque automatiquement». Les plaies du référendum sont promptes à se rouvrir. Sans prononcer directement le nom de Laurent Fabius, Jack Lang a vivement dénoncé son "social chauvinisme", qui constitue, a-t-il affirmé, "un danger mortel". Pour l'ancien ministre, "un responsable socialiste qui tourne le dos à l'internationalisme n'est plus à mes yeux un homme de gauche".

 

"Je vous demande de ne jamais accepter d'être désignés par la formule vexatoire de socialisme d'accompagnement", a souligné François Rebsamen, secrétaire national chargé des fédérations, qui a insisté, à l'unisson de la salle, sur le "respect" et la "discipline" de parti. "Ils nous ont pourris la vie pendant six mois", a lâché M. Rebsamen en désignant les partisans du non.

Plusieurs intervenants ont fait part de leur agacement face à la multiplication des candidatures pour la présidentielle de 2007. François Hollande s'est voulu rassurant : "Les conditions de la victoire sont réunies, a-t-il déclaré. Les Français ont envie de changement d'autant plus qu'ils se sont trompés en 2002."

 

 

Par Stéphane SAINT-ANDRE
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Jeudi 23 février 2006
Par Stéphane SAINT-ANDRE
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Lundi 3 avril 2006

Chère Maman, cher Papa,

Depuis quelques semaines, avec un grand nombre de mes copains et de mes copines, mais aussi avec d'autres jeunes des autres lycées, je demande le retrait du CPE. Au début, je ne savais pas très bien ce qu'était le CPE mais maintenant je suis sûr-e que ce contrat première embauche va me nuire pendant des années.

Sur nos pancartes, il est inscrit « jetable », savez vous qu'un employeur aura la possibilité de me licencier à n'importe quel moment, par une simple lettre et sans explication à fournir.

Sur nos pancartes, il est inscrit « exploitable », comment me sera-t-il possible de refuser, de dire Non, de réclamer ou de simplement parler franchement, puisque la porte sera toujours entrouverte pour me mettre dehors. Il me sera impossible de demander une augmentation de salaire, ou des améliorations de mes conditions de travail. Il me sera impossible de revendiquer ou de signer la moindre pétition, c'est terrible.

Toi Maman et toi Papa, dans ton entreprise, tu es considéré-e. Moi avec un CPE, je serais pendant deux ans voire plus, absent-es des effectifs. Je n'aurai pas le droit de vote pour les élections professionnelles ni pour les Prud'hommes. Pire, si je travaille dans une entreprise avec un comité d'entreprise, mon salaire ne sera pas inclus dans le calcul de la masse salariale. C'est-à-dire que je vais là encore pénaliser les autres salariés.

Avec le CPE, le licenciement ne donne pas droit à une indemnité basée sur un pourcentage du salaire pendant les six premiers mois. Avec le CPE quand on est licencié, on touche d'abord une prime de 8% des salaires perçus (CDD 10%) et 480 EUR pendant deux mois puis plus rien, et encore, il faut quatre mois de présence. Et entre deux CPE, la période ne peut être inférieure à 2 mois.

Dans ce cas, vous comprendrez que je serais encore à la maison pendant quelques années, et j'espère que vous accepterez de m'accueillir même si cela n'était pas prévu. De même si je veux acheter une voiture, il faudra que vous vous portiez caution et de payer les traites du crédit si je suis licencié-e même si le motif est intolérable et « bidon ». Pourtant, les fins de mois sont difficiles et les factures de plus en plus lourdes.

Le CPE est un des articles d'une Loi, c'est la Loi Borloo sur l'égalité des chances. Drôle de nom pour une Loi qui divise et qui rend les salariés-es jeunes inégaux face aux autres, les plus de 27 ans et 11 mois. Dans cette Loi, d'autres articles ; le contrat emploi senior qui est un CPE mais pour ceux de 56 à 59 ans. Il y a aussi le retour du travail des enfants à 14 ans dans l'apprentissage et pire encore le retour de la possibilité de travailler de nuit à partir de l'âge de 15 ans. Et plein d'autres mesures menaçantes sont dans cette Loi.

Ma chère maman, mon cher Papa, la situation est grave. Avec la mise en place de cette Loi, c'est tout le Droit du Travail qui est remis en cause.
Ils ont commencé par la jeunesse, mais la suite rapide sera la remise en cause de tout le Code du Travail et des Statuts. C'est la remise en cause de votre CDI.

La lutte que je mène aujourd'hui, c'est pour toi maman et pour toi papa, et peut être que vous ne le saviez pas. La jeunesse a montré l'exemple de son courage et de sa détermination, pourquoi pas vous ?

Mardi , les syndicats de salariés, d'étudiants, de lycéens, appellent à la grève partout et à venir manifester. Je souhaite que toi Maman, toi Papa, que Mamie et Papy, vous m'accompagniez pour être encore plus nombreux et montrer des familles unies et solidaires face à l'arbitraire et à la régression sociale.

Alors faites la grève et rendez vous tous ensemble le mardi 4 avril à 14h00

Rédigée par des lycéens d’Arras
Par Stéphane SAINT-ANDRE
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Mardi 11 avril 2006
Le triptyque fabiusien est simple : "valeurs de gauche, propositions de gauche, rassemblement à gauche".

par Laure Bretton

PARIS (Reuters) - Candidat déclaré à l’investiture présidentielle socialiste, Laurent Fabius se présente comme le héraut d’une "ligne clairement à gauche", ce qui le distingue à ses yeux de Ségolène Royal, aujourd’hui grande favorite des sondages.

"Pour moi la priorité ce sera le social mais en même temps, je suis quelqu’un de rigoureux, je ne suis pas un rigolo, ce que je propose je le ferai", a expliqué l’ancien Premier ministre, invité du Grand Jury RTL-LCI-Le Monde.

"Pour moi ce qui est très important quand on brigue l’honneur de représenter les socialistes et la gauche c’est d’avoir clairement une ligne de gauche", a ajouté le député de Seine-Maritime, décochant une flèche indirecte à Ségolène Royal, qui ne cache pas sa sympathie pour le "blairisme".

Le triptyque fabiusien est simple : "valeurs de gauche, propositions de gauche, rassemblement à gauche".

A ses yeux, "ce qui est important dans ce débat, ce n’est pas le caractère plus ou moins médiatique de tel ou tel, mais deux choses" : l’expérience et les bases politiques des projets des futurs candidats.

"J’ai été Premier ministre, je sais qu’il est très difficile de diriger un gouvernement et cette fois-ci ce sera encore plus difficile", a-t-il prévenu, prenant une nouvelle fois, en creux, ses distances avec la présidente de la région Poitou-Charentes, qui a été ministre de l’Environnement puis trois fois ministre déléguée.

"MES COMPÉTITEURS ET AMIS"

"La France que nous trouverons en arrivant aux responsabilités sera une France qui sera moins forte. Il est essentiel que dans les choix qui seront à faire, l’expérience soit prise en compte", a-t-il insisté.

Le calendrier validé par les militants socialistes lors du congrès du Mans prévoit que le candidat à la présidentielle soit désigné fin novembre, voire début décembre. Les candidatures devraient être déposées en septembre.

Laurent Fabius s’est prononcé en faveur de "débats" entre les candidats à l’investiture, comme le proposent certains de ses "futurs compétiteurs et amis".

Ensuite, "quel que soit celui qui sera choisi (...), je pense qu’il faudra faire un pacte d’union".

"Si je suis choisi, c’est l’ensemble des compétiteurs et d’autres qui feront ce pacte d’union", a-t-il estimé.

Une proposition qui devrait difficilement faire son chemin au sein du Parti socialiste, où la campagne fabiusienne contre la Constitution européenne n’a toujours pas été digérée.

Se refusant à tout "commentaire personnel" sur les autres candidats, il s’est borné à "constater" l’omniprésence médiatique de Ségolène Royal, qui a fait la une de quatre magazines cette semaine et était l’invitée du 20h00 de TF1, jeudi soir, en pleine crise du CPE.

Distancé dans les sondages, Laurent Fabius ne se fait pas pour autant du mouron. Une fois que Lionel Jospin a été désigné candidat officiel du PS, "il a pris 40 points dans les sondages", a-t-il rappelé.

Mais il a, "par habitude, toujours tendance à relativiser les sondage", ayant lui-même "été au firmament".
Par Stéphane SAINT-ANDRE
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QUI SUIS JE ?

            Je suis né le 21 mai 1964. Je suis marié et père de deux enfants.

            Mon père, Jean,  fut maire PS de Saint-Omer, Conseiller général PS pendant 25 ans. Autant dire que la politique m’a pris au berceau.

             Je deviens assistant parlementaire de Roland HUGUET en 1988. A ce titre, j’effectue les permanences de terrain notamment sur le canton de Norrent Fontes  puis ensuite pendant 8 ans sur l’ensemble de la 9ème circonscription. C’est évidemment au cours de ces rencontres avec la population que je prends la mesure des souffrances de l’existence et de la nécessité qui en découle de se mettre au service de la collectivité pour aider celles et ceux qui souffrent.


            Jean VANRULLEN, mon beau père, fut pendant 25 ans président national des Délégués Départementaux de l’Education Nationale (DDEN). C’est lui qui m’a convaincu de devenir Délégué de l’Education Nationale. L’éducation est une priorité. 

 Le militantisme :

            J’ai adhéré au PS en 1980 et j’ai occupé les fonctions de secrétaire de section, membre du CN du MJS puis de l’équipe nationale du Mouvement des Jeunes Socialistes. En 1993 je suis élu Responsable National du Comité de suivi des Etats généraux du MJS. J’ai également été Animateur Fédéral et Délégué Fédéral à la jeunesse pendant 10 ans. Après 27 ans de militantisme, j'ai décidé d'agir pour la rénovation et le rassemblement.

Mes ambitions :

                        Je n’ai pas d’autre ambition que de participer, à ma place, à la rénovation de la gauche et des institutions. Je prône le changement des pratiques politiques et un toilettage de la constitution française. Je suis par exemple un farouche partisan du mandat unique.

 

 

 

 

 

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