LA SITUATION ECONOMIQUE APRES 100 JOURS
Dominique de VILLEPIN s'est donné 100 jours pour rétablir la confiance.
84 jours ont passé. La confiance n'est pas revenue. En témoignent les chiffres catastrophiques publiés vendredi dernier qui viennent confirmer une nouvelle fois que le gouvernement fait fausse route.
La consommation des ménages en baisse de 0,3% au deuxième trimestre, plus forte baisse depuis 1996 ; l'investissement des entreprises non financières en baisse trimestrielle de 1,2% ; la hausse des stocks des entreprises, comme la dégradation de la balance commerciale (-11,2 milliards d'euros pour le premier semestre) sont autant de signes qui ne trompent pas. Si l'on ajoute la baisse de l'emploi salarié au deuxième trimestre (-6000 emplois) et la flambée des prix du pétrole, on voit que le tableau est effrayant. Tout cela devrait aboutir à une croissance de 1,5% au lieu des 2,5% initialement annoncés.
Le gouvernement est condamné à échéance parce que la confiance ne se décrète pas. Il n'y a pas de confiance possible sans justice or la justice n'est pas au programme de ce gouvernement : sur la hausse du carburant, le gouvernement propose des mesurettes plutôt que de rétablir la TIPP flottante. Il organise le démantèlement du service public avec la suppression des liaisons ferroviaires. Il brade le patrimoine public en privatisant les autoroutes et l'énergie (GDF et bientôt EDF). En revanche, il prépare la réforme de l'ISF pour satisfaire sa clientèle. Il cède au MEDEF en mettant en place le désastreux Contrat Nouvel Embauche.
Les 100 jours de D. de VILLEPIN ne sont rien d'autre qu'une pathétique fuite en avant dont les Français sont les premières victimes.
Le Parti socialiste renouvelle ses propositions concrètes à mettre en œuvre dès la rentrée alternativement :
Abrogation du contrat nouvelle embauche ;
Rétablissement de la TIPP flottante sur le prix de l'essence ;
Hausse de l'allocation de rentrée scolaire et versement d'un complément aux montants déjà versés pour 2005 ;
Sommet social consacré à la relance de l'emploi et du pouvoir d'achat par une grande négociation salariale ;
Soutien à l'investissement par des mesures fiscales liées à des efforts productifs réels et à l'innovation ;
Engagement d'un plan à 10 ans sur les énergies renouvelables, les économies d'énergies et les transports collectifs et non polluants pour réduire la facture énergétique sur le long terme et faire face à la hausse durable du prix du pétrole.
Mise en place d'un prélèvement exceptionnel sur les entreprises du secteur qui réalisent de superprofits pour assurer la diversification de nos sources d'énergie.
Communiqué du Bureau national du PS du 23 août 2005

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